Si la tendance se maintient le levage de la charpente commencera ce mardi 26 juin. Ce sera à l'aide d'une grue que se fera le travail, la structure étant trop lourde pour un levage traditionnel. Mais c'est à voir quand même, d'après Murray et Dan (les charpentiers "Hamlet charpenterie": http://www.heavytimberwork.com/index_fr.html) il faudra compter jusqu'à la fin de la semaine pour compléter la job.
La pose du plancher du RDC se fera dans la semaine suivante (du 02 au 06 juillet) et la toiture-terrasse en fin de semaine (du 07 au 08 juillet). Pour la toiture-terrasse il y aura Bertrand (un compagnon du tour de France ou compagnon du devoir, oups...? précision à venir) qui viendra nous aider de son expérience.
Un gros merci à ceux et celles qui sont venus pour la préparation de la coulée. Mais... Il faudra revenir... On a pas pu faire de photos (batteries à plat) et cela manque cruellement sur ce petit mot. La seule photo qui nous semblait potable:
Merci à toute l'équipe, la saison n'est pas finie, "go paille go" (tiens ça dérape...)... Bon on se reprends, la fin de semaine prochaine (ainsi que celles qui suivent) est ouverte, vous pouvez venir à l'improviste nous ne seront pas surpris, mais vous pourriez être surpris de ne pas nous voir, dans ce cas, profitez de la ballade dans la forêt, ou bien faites une pause dans le coin feu de camp (suivez le chemin à droite, vous trouverez bien). La suite des évènements c'est: - Tri et nettoyage. - Revêtement de protection extérieur. - Couvrir le drain français. - Couvrir la partie nord de 6 pouces de paille. - Couvrir la partie sud d'isolant. - Mettre en place le tuyau d'évacuation des eaux usées. Après ça, l'excavateur (il se nome François) viendra le 18 juin avec la pelle (la pelle du 18 juin, ...s'cusez ), pour remblayer et faire le remplissage intérieur, ainsi que la tranchée pour l'arrivée d'eau.
Le 21 juin les charpentiers devraient livrer la partie sous-sol de la charpente, et venir faire le montage à partir du lundi 25 juin (la question du levage à la main est en suspend pour des raisons de surplus de charge avec du bois vert et des poutres de 24 et 26 pieds). Une fois la charpente du sous-sol installée, il faut poser le plancher du RDC ( 750 pieds carré de pin rouge en 1"5/8 en bouveté). Ensuite les charpentiers reviendront pour une deuxième livraison et finir le RDC, l'étage des chambres et les fermes de toit. Voilà donc le plan, et bien d'autres choses encore.
Le béton est composé d'eau, d'agrégat, de ciment, de super plastifiant et de fibres.
Rôle des fibres
"Lorsque les charges appliquées au béton s'approchent de la charge de rupture, les fissures se propagent, parfois rapidement. Les fibres noyées dans le béton permettent d'arrêter le développement de la fissuration. Les barres d'armature en acier jouent un rôle analogue, car elles agissent comme des fibres de grande longueur. Les fibres courtes et discontinues ont cependant l'avantage de se mélanger et de se disperser dans le béton de façon uniforme. Les fibres sont ajoutées à la gâchée de béton, qui contient habituellement du ciment, de l'eau et des granulats fins et grossiers. Parmi les fibres les plus utilisées, citons les fibres d'acier, de verre, d'amiante et de polypropylène "(dans notre cas). Pour en savoir plus sur les fibres: http://irc.nrc-cnrc.gc.ca/pubs/cbd/cbd223_f.html
De gauche à droite: Alexandre, Philippe, Michael et André.
"Les super plastifiant: Les principaux avantages des super plastifiants sont: (1) grande ouvrabilité du béton, d'où coulage facile sans réduction du contenu de ciment ni de la résistance; (2) béton à grande résistance avec ouvrabilité normale mais moins d'eau; et (3) mélange de béton avec moins de ciment mais avec mêmes résistance et ouvrabilité". Pour en savoir plus: http://irc.nrc-cnrc.gc.ca/pubs/cbd/cbd203_f.html
30 pouces ça fait 3 pieds ??? Réponse: oui... si tu viens de France et que ton esprit est coincé dans le système métrique (30 mm font 3 cm, 30 cm font 0,3 mètres etc...). Résultat: la fenêtre de la chambre de Valérian est 6 pouces (15 cm) plus bas que prévue sur l'élévation du plan. Ce n'est pas une erreur fatale (bien que nous n'ayons pas encore appelé l'architecte...), ça choque pas le regard et la maison ne s'écroulera pas mais quand même, nous sommes tenus par le fromage (3 chédards ne font pas un camembert). Voilà, c'était l'erreur du jour, fonçant tête baissée le grand méchant loup s'est pris le mur, ouch... (y'en a trois qui rient... )
On coule le béton dans le coffrage lundi 4 juin (sans le noyer si possible bien que la météo annonce de la pluie).
Pis avant cela, c'est à dire la fin de semaine avant le début de l'autre, c'est à dire du samedi 2 au dimanche 3 juin, nous lançons une invitation générale à celles et ceux qui se sentiraient l'âme bucheronne :abattage d'un cèdre voué à devenir notre poteau électrique, ébranchage et débusquage à dos d'hommes, et aussi déchiquetage de branches pour faire un paillis sur le chemin qui mène à la forêt. Pour ceux qui pencheraient plus du coté construction, il y aura du coffrage à faire pour les ouvertures de portes et fenêtres et des finitions pour préparer la coulée de lundi. Et pour celles et ceux qui désirent faire un petit tour en campagne la forêt vous est ouverte. En conclusion, appel à tous, nous avons besoin de vous cette fin de semaine et il y aura du travail et du plaisir pour tous !
Vous connaissez les "Légo", "Méga-bloc" et autres. Le coffrage isolant C'est en plein ça... On monte des cubes de boites à poisson (styrofoam) reliées en leur centre par des toiles de plastique recyclés, et on coule du béton au milieu (ceci est la version simplifiée, bien entendu). Styrofoam, plastique et béton... pas très écolo tout ça mon coco? Disons que si nous vivions dans un pays du sud de la planète nous aurions fait un autre choix. Ici il fallait choisir entre un vol de ressource de vie à la construction ou un vol de ressource de vie à la consommation. La maison est conçue pour durer sur plusieurs générations et les qualités de durabilité et d'isolation qu'offre les matériaux de fondation ne sont pas à négliger, surtout quand l'hiver est rude (tardif mais rude pareil).
Lundi 30 avril L'équipe de André Morel, de Morel Services, fait son entrée sur le chantier et pose les premiers jalons pour la mise en place de la semelle (finalement une maison c'est comme une chaussure).
De gauche à droite, André, Éric, Yvan et Mike
Le béton sera coulé dans une membrane de polyéthylène, qui restera en place par la suite pour une protection supplémentaire contre l'humidité (y'a rien de plus désagréable qu'une chaussure mouillée)
On démoule?
Nous avons du faire venir un épandeur pour le recouvrement du drain et le remplissage intérieur. A compter de lundi (le 7 mai) nous commençons le montage des murs en coffrage isolant, Philippe et Isabelle (qui sont venus nous aider vendredi) seront avec nous pour la pose des premiers blocs. Pour plus de détails sur ce qu'est le coffrage isolant, suivre le lien: http://www.arxxbuild.com/ A noter que l'entreprise de André Morel a fait tout un travail, propre et respectueux de l'environnement. Bravo à l'équipe.
Des p'tits trous, Des p"tits trous,Encore des p'tits trous, Ça me donne la rage Ce bruit de forage...
C'est dans un boucan inter-minable (encore deux jours à creuser), que la Big-Machine creuse à travers le granit pour trouver de l'eau propre à la consommation. Non seulement ça réveille les canards, mais en plus ça vous tape sur les nerfs(inventons une machine pour oublier les machines), 140 pieds (43 mètres) et encore autant à creuser soit deux jours de forage, rien de passionnant mais il fallait le signaler. Nous avons hâte que la partie machine se termine...
L'emplacement de la maison se trouve sur un roc de granit irrégulier. Un dynamitage s'est donc imposé pour niveler le terrain. Toute la pierre en surplus a été utilisée pour faire le chemin d'accès, évitant ainsi un grand nombre de trajets pour le transport de roches provenant d'une carrière lointaine du site. Les fondations reposeront donc sur 1 pied de pierres compactées au nord et sur 3 pieds au sud, le tout sur le roc brut, ce qui assure une bonne stabilité et un drainage naturel des eaux. Une équipe de trois personnes pour le dynamitage (un foreur, un dynamiteur appelé un "boute-feu" et un aide), un opérateur sur excavatrice et votre fidèle rapporteur, le grand méchant loup, ont commencé la journée à 7 heures du matin. La surface à dynamiter a été tracée (une marge de 4 pieds à l'extérieur du périmètre des fondations a dû être respectée pour faciliter ultérieurement le coffrage et la pose du drain), la foreuse a creusé des puits de 5 pouces de diamètre environ sur une profondeur de 6 pieds minimum pendant que l'excavatrice transportait les tapis de protection, tapis pesant entre 2000 et 3000 livres chacun (soit environ 1 tonne et demi), et qui ont été posés sur la surface à dynamiter.
Quand tous les puits ont été creusés, 12 par charge, espacés de trois pieds, le boute-feu a placé la dynamite au fond de chaque puits avec son amorce et son fil de mise à feu. Les bâtons d'explosif se présentent sous forme de "saucissons pour chien" et sont tout aussi immangeables... On peut les couper en deux ou trois suivant la charge souhaitée. Le boute-feu peut orienter le sens de l'explosion suivant la configuration de site, en disposant les connecteurs de mise à feu dans un ordre de déclenchement chronométré (de 25 microsecondes à 75).Une fois tous les fils connectés entre eux et que les tapis disposés il est fortement conseillé de reculer (ici un minimum de 300 pieds) et de regarder le spectacle après que les 12 coups de prévention aient sonné.
Ceci est le résultat de la première charge, il y en a eu six au total, ça fait du cailloux "en masse", on a pu couvrir un volume de chemin de 230 pieds de longueur sur 17 de largeur sur 4 de profondeur tout en égalisant le sol pour les fondations.
Un petit aperçu rapide de ce qui va rendre notre maison plus "verte" : *Design solaire passif (la grande serre située au sud de la maison devrait à elle seule fournir près de 70% des besoins de chauffage de la maison) *Isolation soignée de la maison grâce à des murs de coffrage isolant au sous-sol et à des murs isolés en bottes de paille au-dessus *Fenêtres à haute efficacité énergétique *Utilisation de matériaux naturels partout où cela a été possible (paille, argile, bois) *Le bois utilisé sur le chantier est une sélection de bois recyclé (la charpente principale provient d'une grange vieille de 150 ans ) complété par du bois récolté par nos soins sur notre terrain et du bois récolté localement par notre scierie (qui récupère le bois coupé lors de la création de nouvelles routes ou de nouvelles lignes électriques dans la région). Notre charpente sera donc composée d'essences variées (pin, pruche, épinette, tremble...), certains poteaux ne seront pas parfaitement rectangulaires (ce qui a permis par exemple de récupérer 8 poteaux dans un tronc qui n'aurait pu en fournir que 4 parfaitement rectangulaires...), ce qui ne nuit en rien à la solidité de la structure et qui devrait ajouter un certain charme "rustique" à la maison...
*Le traitement secondaire des eaux usées sera réalisé à l'aide de roseaux *Les eaux grises seront recyclées pour l'arrosage et les chasses d'eau *Le toit de la maison, isolé à l'aide de cellulose, sera en partie constitué de deux terrasses végétales et pour le reste recouvert de bardeaux de mélèze *La télévision sera branchée sur une batterie alimentée à l'aide d'un vélo stationnaire
Recruter, engager, embaucher, enrôler, enrégimenter, embrigader, mobiliser et incorporer sont des gros-mots pour vous dire que nous avons besoin de votre aide sans pour autant crier "Au secours" . Toute personne sera la bienvenue sur le chantier, toute compétence sera utilisée à sa juste valeur.
Nous avons de la place pour accueillir des toiles de tente et des hamacs.
Les toilettes: sont des toilettes à compost (que le grand méchant loup s'occupe personnellement de vider, quand on vous parle de compétence...).
La douche: au jet d'eau froide, aussi disponible pour la vaisselle d'ici la mi-avril...
La cuisine: Au feu de bois quand il fait beau, au gaz sur mini réchaud quand il pleut.
L'infirmerie: trousse de premiers secours et roulotte de repos fournis.
C'est après trois jours de scierie que le grand méchant loup s'est dit qu'il avait fait le bon choix. On imagine pas tous les rebuts que peuvent produire quelques billots, c'est surtout l'écorce (appelée croute) qui se trouve en surplus et qui prend de la place en masse. Sans parler de la sciure... Et si nous l'avions taillé sur place bonjour le nettoyage avec la neige au milieu et le dégel qui s'en vient à toute allure Ayoye!!!
Alors que là, bien tranquille avec Monsieur Dubois et François, 71 ans et une patate d'enfer, sans forcer (c'est ça le truc pour durer, qui dit François. Une tête ça sert pas seulement à porter une casquette), on a fini notre coupe pour les charpentiers et récupéré dans le lot au moins 1800 pieds carrés de planches (pin blanc et pruche), qui nous serviront pour le plancher des chambres.
Voici la première équipe de soutien : Valérian et Eliott, dont le projet est de fournir un travail spécifique (ramassage de roche, fabrication de briquette en terre-paille et manutention en tout genres). Ils sont rémunérés sur un tarif horaire de base et à la production. L'objectif étant de pouvoir payer le billet d'avion d' Elliot pour partir en France, où il passera une partie de l'été dans la famille de la maman de Valérian.
C'est avec le camion de monsieur Dubois, de la scierie Dubois, que nous avons transporté les billots. Il nous a fallu deux aller-retour pour transiter nos 6000 pieds cubes de bois. Au départ nous voulions faire venir une scie mobile sur le site pour éviter le transport par camion, mais au mois de février par moins 20 celcius, la machinerie souffre trop et les scieurs (appelons-les comme ça) ne les sortent pas. On aurait pu aussi faire un seul transport avec un plus gros poids-lourd mais (encore un mais) il y a une légère montée pour arriver sur le site, et avec la neige le camion aurait-été trop lourd, aurait patiné avec des tonnes de bois sur le dos et bonjour la galère.
On a monté les billots sur la route pour les couper en 8,10, 12,14 et 16 pieds de longs, y'en avait pour tout les gouts, mais personnes ne c'est aventuré à manger le bois cru... le charbon est bien meilleur.
On a travaillé en tout (avec Ghislain le forestier) une bonne vingtaine d'heures pour le débusquage, ébranchage et débitage des arbres. Le grand méchant loup voulait utiliser des chevaux pour débusquer le bois au mois de septembre, mais le temps à jouer contre nous et les machines nous ont rattrapé.
C'est en février alors qu'il faisait vraiment Aglagla que le grand méchant loup est allé débusquer le bois pour la charpente. Un cerisier malade (mais dont le bois est encore sain) pour le poteau central de la serre. De la pruche, de l'épinette et du pin blanc (dont un gros énorme de 2 pieds de diamètre que ça fait toujours un petit pincement de le voir tomber), aucun bois franc donc, puisque nous ne ferons pas de planche, seulement les poteaux, poutres, solives, sablières et chevrons. La forêt n'a pas souffert de notre intrusion, le grand méchant loup y veillait... faut savoir qu'un bucheron c'est fait pour bucher... et ça buche sans hésiter.